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Aha! Ou le Mystère du Collier de la Reine - notre quatrième inédit de REH!

Article de Patrice Louinet
Posté le dim. 23 mars 2014 à 13H50 (Edité par Patrice Louinet le jeu. 25 déc. 2014 à 15H20)
Avec bien plus de retard que prévu, nous vous offrons comme promis un nouvel inédit de REH. Il s'agit du troisième texte de Howard pour le Tattler, paru dans lu numéro du 15 février 1923. Le premier mettant en scène Hawkshaw.

Encore du Howard jeune qui s'essaye à l'humour! Enjoy! Et nous vous promettons que le prochain texte sera mis en ligne très vite!

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Aha ! Ou le Mystère du Collier de la Reine
Un récit policier

Hawkshaw, le grand détective, fumait pensivement un gros cigare lorsque le colonel fit soudain irruption.
– Avez-vous entendu... ? commença-t-il, tout excité, mais Hawkshaw le réduisit au silence d’un geste de la main.
– Mon cher colonel, dit-il, vous vous emballez pour rien. Vous étiez sur le point de me dire que le collier de la reine (d’une valeur de quinze millions de shillings), a été dérobé dans son boudoir, et que Scotland Yard est incapable de trouver la moindre trace du voleur alors que tout Londres a été mis sens dessus-dessous pour l’enquête.
– Vous êtes extraordinaire, Hawkshaw ! s’exclama le colonel avec une grande admiration. Comment le saviez-vous ?
– Simple déduction, mon cher colonel, répondit Hawkshaw tout en dissimulant habilement le journal qui contenait un compte-rendu détaillé de l’affaire. Vous êtes-vous rendu au palais ?
– Oui, répondit le colonel. Et je vous ai rapporté le seul indice que j’y ai trouvé. Ce mégot a été retrouvé juste sous la fenêtre du palais.
Hawkshaw saisit et examina soigneusement le bout de cigare.
– Aha ! s’exclama-t-il. L’homme qui s’est emparé du collier était un individu dégingandé, ayant de très grands pieds, un strabisme prononcé, et qui portait un chapeau de taille 5.
– Merveilleux ! s’exclama le colonel. Puis-je me permettre de vous demander comment vous êtes arrivé à cette conclusion ? Et comment vous savez que celui qui a fumé ce cigare et le voleur ne font qu’un ?
– Le mégot est aplati à une extrémité. Ceci prouve que celui qui a fumé ce cigare a une grande pointure. Il faut de sacrément grands pieds pour aplatir un pareil cigare. Et je sais que celui qui l’a fumé est le voleur parce le mégot est assez long. Quiconque peut supporter une simple bouffée de ce cigare le fumerait par définition jusqu’au bout. Par conséquent, l’homme a de toute évidence échappé son cigare car il s’enfuyait précipitamment.
– Mais le chapeau ? La taille ? Le strabisme ?
– Un homme fumant un cigare de ce genre ne peut faire qu’une taille 5 en chapeau. Quant au reste, je vais l’expliquer tout à l’heure.
Quelqu’un frappa. Le colonel ouvrit la porte et laissa entrer un vieillard. Il était chaussé de grandes lunettes vertes, était très voûté, et avait une longue barbe et des cheveux blancs.
– Vous êtes le célèbre détective ? demanda-t-il, en s’adressant à Hawkshaw. Je pense avoir un indice pour vous : Je marchais sur le trottoir d’en face à peu près à l’heure supposée du vol lorsque je vis un homme sauter par la fenêtre du palais et s’enfuir dans la rue en courant.
– Hum-hum, fit Hawkshaw. Pouvez-vous le décrire ?
– Il faisait dans les un mètre cinquante et pesait dans les cent quarante kilos, répondit le vieillard.
– Hum-hum-hum, commenta Hawkshaw. Voulez-vous que je vous fasse part de ma théorie ?
– J’en serais enchanté, répondit le vieillard tout en s’asseyant dans le fauteuil le plus confortable.
– Très bien ! s’exclama Hawkshaw, avant de se lever et d’avancer jusqu’au milieu de la pièce de façon à pouvoir gesticuler sans renverser la table. Au moment où le vol a été commis, un homme revenait de la Tamise où il était parti pêcher. Sa canne à pêche était sur son épaule. Il regardait à l’intérieur des demeures devant lesquelles il passait, tout en donnant l’impression de regarder droit devant lui, car notre homme est atteint d’un puissant strabisme. (À ces mots, le visiteur sursauta.) Ce gentleman, arrivant aux abords de Windsor, aperçut par la fenêtre ouverte le collier, posé sur la table d’acajou. La fenêtre était située en hauteur, mais notre homme vit comment il allait pouvoir s’emparer du collier, car il était (et il est d’ailleurs toujours) un individu de grande taille, et il avait sa canne à pêche. Il se mit sur la pointe des pieds et lança la ligne comme pour attraper une truite. L’hameçon se prit dans le collier du premier coup et l’homme s’enfuit à toutes jambes, laissant tomber son cigare et marchant dessus au passage. Il déjoua sans peine les efforts de la police et pensait faire de même avec moi en venant me voir sous un déguisement afin d’orienter les recherches dans une autre direction.
Sur ce, Hawkshaw bondit sur le vieillard et, le saisissant fermement par la barbe, tira de toutes ses forces. Le vieil homme, arraché à son fauteuil et projeté de l’autre côté de la pièce, poussa un hurlement. Hawkshaw blêmit. Avait-il fait erreur sur la personne ? Il posa un pied sur le visage de l’homme, saisit la barbe à deux mains, et tira une nouvelle fois. Quelque chose céda, et Hawkshaw et sa victime s’étalèrent au sol, le détective tenant dans une main la perruque et la fausse barbe. Tandis que l’imposteur tentait de se relever, encombré par son long manteau, Hawkshaw bondit lestement sur ses pieds et, avec une grande dextérité, fit voler les lunettes vertes du visage de son adversaire.
Le soi-disant vieillard était en fait un individu dégingandé, aux pieds de géant, et qui louchait !
Comme celui-ci ce relevait, Hawkshaw s’avança vers lui avec ses menottes.
– Vous êtes en état d’arrestation, dit-il.
L’homme fit un pas en arrière et sortit de sa poche un couteau à beurre à la lame étincelante.
– Je suis prêt à tout ! Prenez garde ! dit-il farouchement.
Le colonel s’arracha suffisamment longtemps à son étonnement pour coller le museau d’un Howitzer sur le gredin, qui se retrouva bien vite menotté.
– Appelez la police, colonel, ordonna Hawkshaw, s’emparant du collier qui se trouvait dans la poche de l’individu.
– Malédiction ! siffla le bandit, je suis fait, refait et contrefait ! Malédiction !
– Mais, Hawkshaw, comment saviez-vous qu’il s’agissait de notre homme ? demanda le colonel, quelques heures plus tard, après que les deux hommes aient collecté l’énorme récompense offerte à qui retrouverait le collier.
– Cher colonel, sourit Hawkshaw tout en allumant un gros cigare, j’avais senti le poisson sur ses mains.


 
Réponse postée le dim. 23 mars 2014 à 18H38 (Editée par arruziel le dim. 23 mars 2014 à HH41) #1080
arruziel Membre Avatar arruziel

Désolé de dire cela mais effectivement on peut pas dire que Howard était très doué pour les histoires de détective ou le criminel doit être trouvé grâce à des déductions logiques genre Sherlock Holmes, j'ai trouvé les siennes vraiment tiré par les cheveux par contre je préfère celles ou primes l'action et le mystère comme dans la série de nouvelles de Steve Harrison.

By This Axe I Rule (King Kull). Robert E. Howard

Réponse postée le dim. 23 mars 2014 à 18H42 (Editée par Patrice Louinet le lun. 24 mars 2014 à HH04) #1081
Patrice Louinet Administrateur Avatar Patrice Louinet

Euh, tu as vu qu'il s'agit d'une hénaurme parodie?
Totalement d'accord avec toi sur les récits policiers de REH en général. Ceux qui sont bons le deviennent si on leur ôte l'étiquette "récit policier".

Réponse postée le dim. 23 mars 2014 à 22H08 #1082
Argentium Thri'ile Webmaster Avatar Argentium Thri'ile

Effectivement, comparons ce qui est comparable !
Ici, nous avons un texte de jeunesse parodique alors que les récits de Steve Harrison proviennent d'une période où sa carrière littéraire était déjà quand même pas mal lancée et où il tentait de faire d'infléchir vers son propre registre d'écriture un genre qui n'est pas le sien et qui ne lui plaît pas particulièrement.

Pour ma part, dans son registre court et parodique, je trouve ce texte bourré de qualités.
Beaucoup plus construit que "Unhand me, Vilain!", qui commence à devenir un peu foutraque, ou encore "Halt! Who goes There?" qui lui l'est complètement.

Réponse postée le lun. 24 mars 2014 à 21H30 #1084
Hyarion Membre Avatar Hyarion

Robert E. Howard est mort à 30 ans, et l'année 1923 fut celle de son 17e anniversaire : le genre de détail qu'il vaut mieux ne pas oublier quand on lit les textes de l'écrivain datant de cette époque. Pour du boulot parodique de lycéen, je trouve que ce n'est pas mal du tout.

Amicalement,

Hyarion.

“Civilized men are more discourteous than savages because they know they can be impolite without having their skulls split, as a general thing.”

— The Tower of the Elephant, 1933

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