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Lettre d'un Etudiant Chinois / 1 - Nouvel inédit de REH!

Article de Patrice Louinet
Posté le lun. 28 juil. 2014 à 23H37 (Edité par Patrice Louinet le mar. 29 juil. 2014 à 09H31)

Eh oui, c'est fête. Quelques jours à peine après le précédent, nous entamons l'intégrale des récits de jeunesse parus dans The Yellow Jacket, la revue du Howard Payne College. Howard n'était pas à Brownwood lors de l'année scolaire 1923-1924 (il avait fait l'équivalent de sa terminale là-bas avant de revenir à Cross Plains). Claude C. Curtis and C. S. Boyles, Jr. venaient de reprendre en main le journal. Boyles était de Cross Plains, comme Howard, et c'est sans doute grâce à lui que Howard avait pu écrire des textes pour The Tattler. Bref, c'est sans doute lors d'une visite à Cross Plains que Boyles demanda à Howard de bien vouloir écrire pour eux (bien qu'il ne soit pas inscrit au Howard Payne College).
On ne savait rien de l'existence même des deux premiers textes que nous allons donner, puisque personne n'avait pris la peine de feuilleter avec soin ces numéros, Howard n'étant alors pas à Brownood. De plus, ils étaient tous deux non signés. Il furent découverts il y a près de quatre ans par le chercheur américain Rob Roehm, qui exhuma la plupart des renseignements ci-dessus, ainsi qu'une notule expliquant que Howard était l'auteur de ces textes.
Cette première lettre (qui sera suivie, vous l'avez compris, d'une seconde), parut dans le numéro du 07 mars 1924, se place sous le signe de l'humour et c'est évidemment non politiquement correct.
Enjoy! (et n(hésitez pas à laisser vos remarques!)

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Lettre d’un Etudiant chinois / 1

San Francisco, Californie.
Ce moment.

M. Chong Fu Sin,
Hong Kong, Chine.

Ami Chong,

Je m’assois pour prendre mon stylo dans ma main et t’écrire les nouvelles dernières arrivées.
Mes études sont souvent chargées et mon porte-monnaie souvent vide, mais je me débrouille bon, surtout avec la langue anglaise, la même qui parle par les Américains, et laquelle je me débrouille bien avec.
Mon ami Fong Li et moi passons devant un grand hôtel aussi bien illuminé que le palais de l’empereur à Pékin. Ayant beaucoup de curiosité en nous, nous nous arrêtons et regardons. D’étranges choses se déroulant dans l’hôtel.
De nombreux jeunes gens sont visibles, et presque tous sont des hommes ou des femmes. Les jeunes hommes approchent les jeunes femmes et les saisissent fermement. Les femmes font des efforts pour s’échapper et l’homme et la femme tournent sur eux-mêmes à donner le vertige à la tête. Et encore, et encore.
– Horreur! m’exclame-je. Ainsi on appelle pays civilisé ! Je vais chercher un policier.
– Pas la question, répondant Fong Li, méprisant. On appelle ça danser.
– Pourquoi doivent-ils faire cela? commente-je. Échappons-nous sur-le-champ.
– C’est ce que les Américains appellent s’amuser, explique Li Fong, avec tolération. Ils apprécient cela autant que l’empereur de Chine apprécie les Pieds de Chameau1 confits.
– Possible que cela soit, murmure-je, mais regarde bien, continue-je, en Chinois cette fois. Fong Li, si les hommes et les femmes ne se battent pas, alors pourquoi ne sont-ils pas habillés? Vois comme la plupart des vêtements des jeunes filles ont été arrachés?
– Tu me donnes un sentiment de fatigue, rétorque à moi Fong Li. Aucun habit n’est arraché, ni sur les uns, ni sur les unes. Il est simplement robes du soir ou à danser.
– Eux trop couverts de pauvreté pour s’acheter des vêtements? demande-je timidement.
– Bah, fait Fong Li, ils ont assez d’argent pour s’habiller peu. Les pauvres qui sont trop pauvrement pour acheter nouveaux habits et doivent porter beaucoup de vêtements n’est pas toléré dans cet hôtel, endroit très chic. Là, c’est bal.
– Bal? Je pensais que cela jouer avec des gants et des battes, fais-je, remarquant, mystifié.
– Viens, dit Fong Li, raillant, avant que toi disgracier moi avec questions stupides.
Nous traversant Chinatown.
– Savais-tu qu’une nouvelle guerre des tongs avait éclaté? Les Fu Ching et les Fan Li se sont déclarés la guerre des tongs, fit Fong Li la remarque.
– Oui, dis-je.
Je regarde d'un côté de la rue et vois une pancarte: “Fu Ching, Bazar, Spécialité d’Antiquités Chinoises.” Je regarde de l’autre côté de la rue et je vois une pancarte: “Soies Chinoises et Japonaises Hautement Importées, Fan Li.”
Mes cheveux se hérissent.
– Regarde, exclame Fong Li, des tongmen.
Je vois une vingtaine de Nankinois et de Cantonais à l’air mauvais sortir furtivement des deux échoppes pour s’approcher les uns des autres. Tous ont les mains dans les manches et les visages calmes.
– Ha ha! commente Fong Li, qui est reporter au Quotidien de la Jeune Chine. Nous restons et regardons.
– Tu peux rester et regarder si tu veux, réponds-je. Je préfère lire dans le journal les récits de batailles entre tongs.
Faisant cette remarque, je remonte la rue, dépassant de nombreux wagons de tramway. Je regarde par-dessus mon épaule et vois les tongmen qui sortent des poignards et des couteaux et des pistolets et des épées courtes.
Présentement, quelqu’un me dépasse. C’était Fong Li.
Je poursuis dans la rue, n’essayant pas de rattraper Fong Li, qui est parti vers la pension de famille où nous logeons.
Après un certain temps, j’entre dans une galerie d’art. Là, je vois quelques tentures de soie dont je vois qu’elles ont été fabriquées dans l’atelier de mon oncle, Ah Tchoum, à Ning Po. Sur les étiquettes, on lit: “Tapisserie de soie, quinzième siècle, époque de la dynastie Ming.”
Cordialement,
Ling Fu.

1

sorte de beignet en forme de pied de chameau


 
Réponse postée le mar. 29 juil. 2014 à 02H47 #1900
Hyarion Membre Avatar Hyarion

Merci pour ce nouveau texte inédit, écrit par un REH alors âgé de 18 ans : cette lettre est effectivement très amusante, particulièrement s'agissant de la description du bal... ;-)

Amicalement,

Hyarion.

“Civilized men are more discourteous than savages because they know they can be impolite without having their skulls split, as a general thing.”

— The Tower of the Elephant, 1933

Réponse postée le mar. 29 juil. 2014 à 22H02 (Editée par MakREH le lun. 04 août 2014 à HH43) #1901
MakREH RĂ©dacteur Avatar MakREH

Le relecteur-correcteur du Yellow Jacket a dĂ» finir chez le psy :o)

D'après ce que j'ai vu, les textes publiés dans ce journal vont au-delà des travaux de jeunesse, puisque la période s'étale jusqu'en 1927 + un poème en 1934.

[EDIT] Le poème paru en 1934 est en fait une réédition de 1927.


« You are at the center of the universe as you are always. Time, place and space are illusions, having no existence save in the mind of man which must set limits and bounds in order to understand. »

Robert E. Howard
The Cat and the Skull

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